> Halte aux idées reçues
Comme pourrait le suggérer cette métaphore, existe-t-il une loi selon laquelle à partir d’un certain âge le désir sexuel ne pourrait plus parvenir à son optimum ? Heureusement non. Supposer une limite d’âge à la sexualité fait partie de ces mêmes poncifs qui poussent à croire que la ménopause signifie l’arrêt de la vie sexuelle chez la femme. « Il y a plein d’idées reçues autour de ça, constate Joëlle Mignot. Certes à la cinquantaine les hormones de la femme fonctionnent autrement. La ménopause induit un changement au niveau de son vécu psychologique et de sa place dans la société. » Aussi le corps qui vieillit sera-t-il vécu différemment selon les individus.
Difficile donc de mesurer l’impact de ces bouleversements physiologiques dans la sexualité. « La sexualité ce n’est pas que physiologique. Il y a une énorme part de psychologie », souligne la sexologue. Dès lors, la baisse du désir peut survenir à tout âge : « Il n’y a pas de règles. Certains couples ont des troubles de la sexualité à vingt ans.» Là encore tout est relatif, la seule règle en matière de sexualité c’est qu’il n’y en a pas. Celle-ci étant sujette à des évolutions normales au cours de la vie. « La sexualité c’est vivant. Elle est faite de hauts et de bas. Il faut savoir accepter les creux à certains moments c’est-à-dire les pannes ou les baisses de désir sexuel. »



Un septuagénaire à l’insolite carrière
Seniorjadore