Un décret publié le 1er juillet au Journal officiel a institué la mise en vente libre de 217 médicaments dans les pharmacies. En clair, plus besoin d’ordonnance pour soigner rhumes, maux de tête, jambes lourdes. Désormais les bobos seront guéris aussi simplement qu’une course dans un supermarché, sans passer par la case docteur.
Une bonne nouvelle a priori. L’ordre des pharmaciens jubile. Le gouvernement est satisfait. Pour les premiers, le recours croissant à l’automédication- la fourniture de médicaments sans ordonnance sans consulter le médecin- va permettre aux officines d’augmenter leur marge, les pharmaciens étant libres de fixer le prix des médicaments vendus sans ordonnance. Aussi est-il très tentant pour ces professionnels de profiter de la libéralisation des tarifs de ces médicaments pour augmenter leur prix. On ne leur reprochera pas de vouloir tirer profit d’un marché qui pèse 1,9 milliards d’euros (chiffre 2004).
Pour le gouvernement, la mesure s’inscrit dans la droite ligne de l’objectif de réduire le déficit de l’assurance-maladie, qui accuse un trou béant de 4,1 milliards d’euros 2007. Un chiffre encore élevé malgré la baisse constante depuis 2005 (de 8 milliards d'euros en 2005, il est passé à 5,9 milliards en 2006).



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