seniorjadore.com

Un congé de fin de vie pour "une solidarité familiale"

“©iStockphoto.com/tepic

Etre présent lors de la fin de la vie d'un proche, tel est le but de la loi créant un congé d'accompagnement, adoptée par les députés à l'unanimité le 17 février 2009.

La loi sur le congé de fin de vie permettra aux proches d'accompagner à domicile, pendant trois semaines au maximum, un proche "en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable".

Une allocation journalière de 49 € sera versée aux proches qui auront "suspendu leur activité professionnelle" pour accompagner la personne à domicile. Cependant, "si la personne [...] doit être hospitalisée, la période de versement de l’allocation inclut, le cas échéant, les journées d’hospitalisation, sans dépasser la durée maximale de trois semaines".

La loi indique également que, pour avoir droit à cette allocation, il faut "être un ascendant, un descendant, un frère, une sœur ou partager le même domicile que la personne accompagnée".

Cette mesure, adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale, permettrait d'aider 20 000 personnes par an, et devrait coûter 20 millions d'euros par an. Elle permettrait également d'éviter les hospitalisations, pour les personnes qui préfèreraient finir leur vie chez elle.

En créant ce congé, les proches n'auront plus à faire établir par leur médecin un faux arrêt maladie ou à prendre des jours de congé pour aider les membres de leur famille, pratiques très courantes, car le congé de solidarité familiale en vigueur n'est pas rémunéré par l'employeur.

Cependant, cette loi soulève quelques questions.Que se passe-t-il au bout de trois semaines, si la personne est toujours en vie? Va-t-elle rester seule chez elle ou devra-t-elle être hospitalisée pour bénéficier de soins? Ce congé ne devrait-il pas être valable pour les personnes qui sont déjà à l'hôpital ou en maison de retraite, afin que leurs proches les accompagnent et restent à leurs côtés, même si elles sont encadrées et soignées?

Par Gaëlle Lapandry






Réaction(s)

par PHILLIPS Danielle - le 30/03/2009
Ma mère est en phase terminale; elle doit rester à l'hôpital selon les médecins. J'aurais aimé l'aider à passer les derniers moments. Je ne peux bénéficier du congé d'accompagnement de fin de vie car la loi n'a pas prévu ce cas de figure pourtant fréquent.Elle est donc condamnée à finir seule sur un lit d'hôpital.
Je suis révoltée... Signaler un abus

Publicités

Dessin de la semaine :

En partenariat avec Na!

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Rechercher
Rechercher

Dans la rubrique

Que pensez-vous de la grippe A (H1N1)?
Les médias en font trop, ce n'est pas plus grave qu'une grippe normale.
Le virus ne va aller qu'en s'empirant à la rentrée, nous ne sommes pas assez préparés.
Pour l'instant il n'y a pas grand chose à craindre, mais restons vigilants.
Demande de devis