> Cocon3s, un dispositif prometteur
C’est dans cette ambition de séduire tous ces seniors « qui se sentent seuls et n’ont pas la perspective de vieillir seuls » que la Trame accouchait donc en juin dernier de Cocon3S. Encore en gestation, ce dispositif doit à terme se reposer sur un maillage de cocons locaux comme autant de « fratries artificielles » pour reprendre les mots de l’initiatrice du projet. « C’est le moyen de trouver une solidarité, une reconnaissance et une attention aux autres, explique Christiane Baumelle. Comme une famille en fait. On ne fait pas tout avec ses frères et ses sœurs, mais si un membre est dans la difficulté, on le soutient. »
Un soutien inconditionnel entre membres d’un même cocon qui repose sur la convivialité et un même projet de vieillir ensemble. Car si on s’engage, c’est en principe pour le long terme, nous ne sommes pas dans le schéma de la coloc’ entre étudiants.
Non, il s’agit bien d’autres choses. « L’Auberge espagnole » de Cédric Klapisch s’incarne ici version senior et sur le long terme !
Dans ces cocons, pas question de se faire entretenir par les autres. Avec un minimum de quatre personnes, une colocation garantit l’indépendance et l’autonomie de chacun des habitants. Personne n’empiète sur les plate-bandes des autres, les pièces communes sont bien distinctes des pièces personnelles. Les règles de fonctionnement pour faciliter la vie en collectivité figure d’ailleurs parmi les commandements de la charte de Cocon3S.
Mais devant ce foisonnement d’idées, d’aucuns seraient tentés de s’interroger : que manque-t-il aujourd’hui ? Si le premier cocon reste encore au stade embryonnaire, l’éclosion ne saurait tarder. Et ce ne sont pourtant pas les convaincus qui font défaut, dixit cette senior de 67 ans qui croit dur comme fer à cette pratique. « Beaucoup de seniors sont convaincus que c’est la solution, assure cette psychosociologue de formation. Quand on sait que ça ira mal on ne peut plus suivre ce schéma de s’installer chez ses enfants, ni aller en maisons de retraites qui font peur à tout le monde. »
Christiane Baumelle en est sûre : les velléités sont là, mais quelques frilosités restent à dépasser. « Je pense que ce dispositif va prendre son envol peu à peu. Il va en premier lieu prendre chez les seniors qui ont une capacité à sauter le pas, sont mobiles dans leur tête et dans leur vie. Une mobilité qui tient au fait qu’ils ont pris des risques dans leur vie, bien plus que les seniors qui ont eu une vie plus monocorde. »
Si les habitués du changement seront donc plus facilement prompts à « coconifier » que les autres, Christiane Baumelle tient à souligner que la coloc’ entre seniors reste avant toute chose une expérience de vie bénéfique, comme un exutoire. « Autant pour les retraités modestes que ceux qui souffrent de la solitude et l’inaction, de l’absence de projets ».


Une structure d’accueil pour les adultes handicapés et leurs parents âgés
Seniorjadore
par michelle deslandes - le 17/01/2008
Aprés avoir vu une émission sur ces maisons de femmes en Allemagne,j'ai trouvée l'idée formidable et je suis ravie de voir que l'idée germe en France.Je suis à la retraite en 2009,j'espère trouver une colocation d'ici-là sur Bordeaux.Avis au amateurs.
par michelle deslandes - le 17/01/2008
Aprés avoir vu une émission sur ces maisons de femmes en Allemagne,j'ai trouvée l'idée formidable et je suis ravie de voir que l'idée germe en France.Je suis à la retraite en 2009,j'espère trouver une colocation d'ici-là sur Bordeaux.Avis au amateurs.
par - le 13/01/2008
le voisinage solidaire O.K. (genre maison des babayagas) la colocation PROVISOIRE,PASSAGERE de jeunes adultes c'est une chose,les adultes vieillissant ont besoin et de stabilité et de territoire privé...Nous ne sommes ni Suédois,ni Allemands...