> Des timidités et des difficultés d’élocution
Et la sauce semble prendre. Les enfants, âgés entre trois et six ans (de la première section à la grande section) sont piqués par la curiosité des choses environnantes. Ils finissent par mettre un mot sur les choses qu’ils pointent de leur petit doigt.
Un regret toutefois, « je n’ai toujours pas réussi à leur apprendre à poser des questions ! », s’exclame Annie Sussel qui ne s’avoue pas vaincue pour autant. A renforts de supports (marionnettes, livres d’images…) autrefois utilisés pour ses propres neveux puis ses petits-enfants, elle s’emploie à défaire les petits écoliers des inhibitions et difficultés d’énonciation qui les handicapent.
Une demi-heure par petit groupe de trois-quatre enfants a permis à Annie Sussel, à l’aune de tous les intervenants, de tisser une relation basée sur l’échange mutuel et, sur l’affectif. « Il y a un certain attachement, un certain affect, reconnaît-elle volontiers ». Un lien que l’on situerait à mi-chemin entre l’institutrice et son élève et la grand-mère et ses petits-enfants.
« En intervenant dans des écoles auprès d’enfants moins favorisés que nos petits-enfants, on leur apporte un type de relation proche de celle que l’on entretient avec nos propres petits-enfants », corrobore Annie Sussel.


Une structure d’accueil pour les adultes handicapés et leurs parents âgés
Seniorjadore