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Petites confidences d’un vigneron

> Une logorrhée désintéressée

Hervé Bizeul est loin d’être un ovni dans le sérail des vignerons.

Les vins de Vingrau, son petit village perdu dans les garrigues au cœur des Pyrénées Orientales, s’exportent à Singapour, à Djakarta, à Sydney, à Los Angeles. Alors, quand on l’interroge sur la visée de son blog, le viticulteur se défend aussitôt de s’en servir comme « outil promotionnel ».


Tout en concédant « avoir du mal à parler en permanence » de son vin et « ne pas ressentir le besoin de s’exposer », le quadragénaire reconnaît « parler de tout ce qui lui passe par la tête ». A la communication autour du vin, il préfère largement la prose personnelle et subjective.

D’ailleurs, en tant que lecteur, on lui accorde volontiers ce plaisir d’écrire tant il se met à nu dans ses billets.


L’étendard de la sincérité plane au dessus de chacun de ses mots.

Des mots qu’il manie aussi bien d’ailleurs que le ciseau pour tailler les vignes. Nous y voilà. Dans l’apparent tohu-bohu des idées qui jaillissent comme le flot de ses pensées, se rejoignent presque toujours le vin et la gastronomie. Domaines de prédilection pour le vigneron auxquels le passé de restaurateur et de journaliste viticole et gastronomique n’est pas étranger. Mais au-delà. Hervé Bizeul aime à se faire passer pour le héraut du plaisir de la table et notamment de l’alliance mets-vins.

Un plaisir à partager, « un lien social », « un acte d’amour » même dont on n’a que trop perdu la valeur symbolique, dixit cet ardent défenseur du poulet rôti.







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