> La culture du vin menacée
A l’aune du maintien de la tradition du vin dominical chez les jeunes, il est des combats qu’Hervé Bizeul estime perdus d’avance. Notamment celui des petits vignerons qui refusent encore de s’intégrer « dans le village mondial » du commerce viticole. « Le métier de vigneron traditionnel a changé, il est en train de disparaître lentement mais sûrement explique-t-il avec un pessimisme non dissimulé. Depuis 50 ans, une mue s’est opérée dans le monde du vin auquel les vignerons ont dû s’adapter. Mais cette mue est tellement difficile que je pense que peu de gens parviendront à la franchir. » Le péril de la mondialisation menace donc les petits producteurs.
Avec sa notoriété, particulièrement à l’étranger, Hervé Bizeul ne cache pas qu’il est à l’abri et a bien conscience de faire partie des chanceux. D’autant plus qu’il est arrivé dans le milieu, « un peu par hasard », comme une pièce rapportée. «Un jour je me suis mis à faire du vin. J’ai commencé avec mon épouse sans aucun sou en poche. Il est difficile aujourd’hui de vouloir faire en dix ans ce que les gens font en trois générations.» Et d’ajouter « Aujourd’hui j’ai la chance d’être un vigneron qui réussit et qui arrive à vendre sa récolte. Peut-être ai-je le profil qui correspond à ce que demande le monde du vin aujourd’hui... »
Hervé Bizeul ne détient pas la réponse à la clé de son succès. Nous avons une hypothèse qui pourrait s’ajouter aux nombreux doutes et impressions qui jalonnent son blog.


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