> Prêt pour le grand saut…
Parlez-nous de votre préparation physique…
Elle est lourde, elle me prend la moitié de mon temps. Tous les matins, je fais à peu près une heure et demie de footing, des pompes, abdominaux, et un assouplissement. Je fais des entraînements de parachutiste le week-end et de sauts en haute altitude -Michel Fournier comptabilise plus de 8500 sauts en parachute à son actif NDLR-.
S’ajoute en parallèle une préparation morale importante. Finalement, cela s’apparente pratiquement à un entraînement d’astronaute car je fais de la centrifugeuse et autres exercices de professionnel.
Quant à la préparation morale ?
Je fais du yoga et pleins d’autres sports de concentration. J’ai une équipe qui me suit, qui me conseille…vous savez je suis entre de bonnes mains, j’ai à peu près toujours une cinquantaine de personnes autour de moi dans le domaine médical, psychologique, et autre.
Sérénité
Eprouvez-vous une certaine appréhension avant le grand saut ?
Pas du tout, je n’ai pas de crainte et suis tout à fait serein. J’attends vraiment ce moment avec impatience.
Ce saut remplit trois objectifs : médical, technologique et scientifique. Mais le défi n’est-il pas avant tout personnel ?
Bien sûr, avec le temps ce projet est devenu mon bébé ! (Rire) Mais c’est aussi un challenge au niveau de la recherche : par exemple, on a étudié pourquoi ça n’avait pas marché les fois précédentes, et aujourd’hui on fait tout pour que cela marche. Et on veut que cela marche !
N’êtes-vous pas subi à une pression de la part des partenaires de l’opération ?
Non, la pression est surtout médiatique. Ceux-ci sont friands de ce genre d’événements. En effet c’est la première fois qu’un homme va franchir le mur du son.



Le vinyle au goût du jour
Seniorjadore