> Prêt pour le grand saut…
Avez-vous conscience des risques que vous prenez ?
Le risque zéro n’existe jamais. Mais on s’est préparé à plus de possibilités qu’il ne faut. Le Snes par exemple a quand même lancé un mannequin à 40 000 m. Plus largement, il ne faut pas oublier que ce projet va avoir des conséquences phénoménales dans divers domaines notamment spatial, aéronautique, médical pour le tourisme et les vols suborbitaux.
Est-ce exact que vous vous entraînez depuis dix ans pour ce saut ?
Cela fait plus de dix ans... Je m’entraîne tous les jours depuis que je suis né ! Je fais beaucoup de sport. J’ai pratiqué du pentathlon, du tir olympique, de la course d’orientation, du marathon et bien sûr du parachutisme.
Pour le projet S38 j’ai fait partie des trois sélectionnés au final sur un total de soixante dix-huit candidats. J’ai suivi des tests d’astronaute, de parachutiste.
D’ailleurs, avant que vous m’interrogiez sur mon âge avancé, je peux vous répondre qu’il y a des personnes de vingt ans qui sont vieux psychologiquement et malades, alors que vous avez des sexagénaires qui sont jeunes et qui font la fête.
Aujourd’hui je suis en forme car je fais du sport. Je suis comme tout être humain, je ne suis pas un surhomme ! Quand on me pose la question sur mon âge, je réponds que j’ai 24 ans CFA vous voyez ! Je pense que c’est avant tout une question de condition physique et d’état psychologique. Ce que je vais faire n’est pas un exploit comme un athlète pourrait le faire sur une piste aux Jeux olympiques… Déjà deux médecins ont fait des tests sur ma condition physique, je ne suis pas un surhomme !



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