> Prêt pour le grand saut…
C’est votre troisième saut, en quoi celui-ci a-t-il plus de chances de réussir que les autres ?
Pour chaque tentative nous avons tiré des enseignements. La première fois c’était la météo qui était mauvaise. Et les deux échecs étaient dus à un problème de ballon. Aujourd’hui, on a un ballon au top du top. Sur les cinq qui ont été fabriqués, il y en a déjà quatre qui ont monté 1 tonne ( ?) à 40 000 m du sol, donc ça donne déjà de l’assurance.
Le projet a été abandonné il y a 20 ans…
C’était un projet national au départ baptisé « S 38 » de saut en chute libre à 38 000 mètres dans le cadre du projet de navette spatiale européenne Hermes. Moi je faisais partie des trois sélectionnés avec l’astronaute Jean-François Clervoy. Ce projet S 38 a été abandonné par le gouvernement. Mais moi je le trouvais tellement merveilleux que j’ai vendu tout ce que j’avais, et j’ai repris le projet à titre privé.
Quels soutiens avez-vous obtenu ?
J’ai trouvé des partenaires pour financer un budget à hauteur de 11 800 000 euros. Ils sont uniquement privés : ce sont des entreprises qui se sont investies pour ce challenge scientifique et humain.Elles ont développé des techniques, de radio, vidéo, des moyens de communications,…Au final ce n’est pas un challenge individuel, c’est celui d’une équipe.



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