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« Les pintades à Téhéran. Chroniques de la vie des iraniennes »    -     Retour à la liste des livres
Genre : Document
Auteur : Delphine Minoui
Nombre de pages : 0
Prix : 15,00 €
SeniorJadore :     Spectateurs   : (27)

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Résumé du livre

Non, à Téhéran, les femmes ne sont pas toutes voilées de noir de la tête aux pieds. Oui, à Téhéran, les femmes ont le droit de vote, elles ont même le droit d’être élues. Non, elles ne sont pas cloîtrées à la maison, 60 % des étudiants sont même des étudiantes. Oui, elles
ont le droit de conduire une voiture et de se promener dans la rue sans chaperon. Téhéran, ce n’est ni Ryad ni Kaboul.
C’est sûr, la vie des pintades téhéranaises est pleine de contraintes et d’interdits. Au regard de la loi, elles ne valent que la moitié d’un homme. Elles sont interdites de chant, de sexe avant le mariage, et doivent mettre un foulard sur la tête quand elles sortent... Leur quotidien est un pied de nez permanent à la censure, une lutte de tous les instants contre une République islamique qui ne leur fait pas de cadeaux.
Pour son troisième opus, la collection des Pintades vous emmène à la découverte d’une basse-cour voilée mais pas prude. Pouran au volant de son « taxi-coffee shop-deli », Mahsa, la diva clandestine à la voix de miel, Nazila, la businesswoman de charme, Negar, pin-up carrossée qui drague le beau mâle au volant de sa voiture. Et la plus connue de toutes, Chirine Ebadi, avocate, activiste des droits de l’homme, cordon-bleu, et accessoirement Prix Nobel de la Paix.
Les Pintades à Téhéran, c’est une plongée sous les voiles et derrière les portes, dans l’intimité de femmes ultra-féminines, bourrées de contradictions, qui sont aussi déterminées que les mèches qui dépassent allègrement de leurs voiles sont peroxydées.
Même si on n’ira pas toutes demain (et c’est bien dommage) faire du tourisme en Iran, ce livre est le must-have de toute pintade avertie.

Editeur : Jacob-Duvernet Eds
Traduction :
Biographie de l'auteur

Delphine Minoui, 32 ans, est journaliste. Elle vit et travaille à Téhéran depuis 8 ans. Correspondante du Figaro, elle collabore régulièrement à d’autres supports de presse, notamment France 24. Elle est la lauréate du Prix Albert Londres 2006 pour une série d’articles sur l’Iran et l’Irak.

Critique

Etre femme à Téhéran ? Les mollahs vous surveillent, on étouffe sous le tchador, il faut souffrir en silence tout en écoutant les discours fous d'Ahmadinejad. Mais les Iraniennes résistent. Coups d'oeil aguichants pour la drague, mini-foulards pour la provoc, réunions de copines et blogs où on se lâche malgré la censure, en risquant la prison. Génies de l'informatique, virtuoses de l'esquive, elles sont à la pointe de la contestation obstinée, gaie, quotidienne. Elles jouent au foot en tchador, investissent le monde du travail et, dans les universités, 60 % des étudiants sont des filles. Passionnant !

Josette Alia

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