> Premier grand piège : Gare aux légendes familiales
Certains poncifs ont la vie dure…Il en est de même de certaines croyances familiales quelque fois transmises de génération en génération. Un enracinement d’autant plus profond dans l’arbre familial qu’il s’avère d’autant plus difficile pour tout membre de la famille de s’en débarrasser. « Il ne faut pas prendre pour argent comptant ce que vos parents et grands-parents vous ont racontés, avertit Catherine Thomas. Même si il n’est pas aisé d’admettre que ce que l’on a pu nous dire est faux. »
Pourtant cette difficulté figure parmi les grands enseignements des généalogistes.
Pour éviter de s’embourber dans des sentiers fallacieux et de vous noyer dans des recherches stériles, vous devez faire fi de toutes les histoires qui ont pu circuler sur tel ou tel membre de votre famille.
Vous auriez eu un ancêtre chercheur d’or qui a participé à la Conquête de l’ouest dixit votre arrière grande-tante ? Information, on en conviendra difficilement vérifiable, et qui ne peut donc être acceptée tacitement comme intangible. Ce ne sont là que témoignages et rumeurs potentielles passées de main en main, et réinterprétées plus ou moins consciemment selon l’imagination de chacun.
S’il est un principe à retenir, c’est bien que le généalogiste, tel un détective ne doit collecter que des preuves sûres et non litigieuses. Autrement dit, les témoignages deviennent caducs, seuls les documents écrits, et matériels comptent.
Alors enterrez une fois pour toutes les histoires et anecdotes certes croustillantes imputées à l’un ou l’autre des héros de votre famille. Gardez- les pour les soirées où vous jouez les Père Castor auprès de vos petits-enfants.


L’aventure bolivarienne de Madame Coquis
Seniorjadore
par - le 11/03/2008